Association Des Arts Traditionnels Chinois

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# Posté le lundi 14 septembre 2009 17:09

L'impitoyable et mystérieux Pak Mei Kung Fu

L'impitoyable et mystérieux Pak Mei Kung Fu


Le kung fu style Fa San Pak Mei (littéralement "sourcils blancs" du fait que le moine l'ayant inventé aurait eu de longs sourcils blancs) remonterait à la dynastie mandchou des Qing (1644 - 1911). Son inventeur l'aurait codifié sur les monts Emei dans l'actuel province du Sichuan avant d'être emporté par ses descendants dans l'actuelle province de canton.

Style authentique, le Pak Mei Kung-fu fait partie des styles dits "du sud". Dénomination générale de toutes les boxes apparues en dessous du fleuve Yangtsé. Néanmoins, chaque système possède sa stratégie propre et c'est bien entendu le cas pour le Pak Mei, système à part entière. Enseigné de façon traditionnelle, de maître à élève au sein du clan, le système est resté inchangé

C'est un style interne (NEIKONG) / externe (WEIKONG), car provenant de la combinaison de boxes taoïstes et bouddhistes, donc autant basé sur le développement physique/musculaire que sur l'énergie interne/travail du souffle (CHI).

Style féroce, direct, rapide et impitoyable, le Pak Mei est basé sur les techniques du tigre et du léopard, mais aussi sur leurs esprits féroces au combat. Les techniques se développent à moyenne et courte distance et vise les points vulnérables du corps. Les trois façons de frapper l'adversaire les plus courantes sont : la patte du léopard (pao choy), les griffes du tigre (fu zhao) et le poing de l'oeil du phoenix (fong ngan) qui est la signature du style. Le fait de replier la première phalange lors de l'attaque d'un point précis, permet de concentrer la force sur une surface d'un demi centimètre de diamètre, ce qui sur certaines zones a pour effet de provoquer des dégâts considérables, voire entraîner la mort. Il faut tout de même savoir que sans un travail d'endurcissement adapté, ces techniques demeureraient inefficaces.

Les diverses autres façons de frapper incluent les poings, la pique des doigts (biu tzi), la paume (jeong), le poignet en tête d'oie (ngo gong sao), les coudes (tsang), les genoux (sat thao) et le pied (keuk) qui est plus souvent utilisé pour frapper sous la ceinture.

Les zones les plus souvent visées sont les tempes, les yeux, la gorge, les aisselles, les côtes, les articulations, ainsi que les genoux...

Nous couplons souvent une saisie avec une frappe, nos bras contrôlent les bras adverses lorsque nous assenons une attaque.

Nous travaillons des répétitions de mouvements afin de s'approprier le style tant du point de vue technique que psychologique.






# Posté le mardi 15 septembre 2009 03:28

Modifié le mardi 15 septembre 2009 16:27

Le professeur : Jonathan Barbary

Le professeur : Jonathan Barbary


JONATHAN BARBARY est né le 31 Juillet 1982, il débuta la pratique des arts martiaux à l'age de 10 ans commençant par l'apprentissage des sports de combat pieds-poings, avec un bref passage par la boxe Française, puis la boxe Américaine (Full Contact).

Dès l'âge de 13 ans, il ressenti un manque de richesse technique, trouvant les boxes pieds-poings incomplètes et ressentait un attrait tout particulier pour la philosophie Chinoise. Il débuta donc la pratique du kung-fu wu-shu (très généraliste) et du Tai Chi Chuan, parallèlement à la danse de lion qu'il effectuait pour le compte de la pagode bouddhiste "Linh Son" de Toulouse.

Il fut titré par trois fois lors de championnats nationaux, décrochant même une seconde place au championnat de France (1999) en combat traditionnel.

Attiré par les styles anciens, il se tourna vers eux, pratiquant consécutivement,

-Qi Xing Tang Lang (mante religieuse des sept étoiles)
-Hong Kune (style sino-vietnamien avec un professeur l'ayant beaucoup influencé)
-Hong fat (synthèse de la boxe Hong et de la boxe bouddhiste,aux USA)
-Hu Xing Quan (style du tigre sino-mongole).

Étant en quête d'authenticité et ne trouvant pas ce qu'il recherchait, il décida finalement de partir en Chine, berceau du Kung-fu Chinois.

Il débuta sa recherche au sein de l'île de Hong Kong où il dû, après maintes péripéties, affronter un maître de Hung gar en guise de test qu'il remporta. Il rencontra plusieurs maîtres de styles divers, Hong Fat, Choy Lay Fat, Tai Chi Muy Fa Tang Lang, Mizong, Long Ying et Yau Kung Moon...

Il termina finalement sa recherche dans la très réputée ville de Foshan (province de Canton) où il trouva le style qui lui correspondait : le "FA SAN PAK MEI KUNE".
Style dont il continue la formation à raison de deux voyages par an auprés du grand maitre du systéme SIFU LAO WEI KEI.

En outre il est l'unique occidental reconnu par les deux plus hautes instances dans le style, à savoir Sifu CHAN YAU MAN et SIFU LAO WEI KEI, fils de LAO SIU LEUNG.

En recherche constante de vérité et d'efficacité, il travailla durant cinq ans dans le milieu des clubs de nuit comme portier afin d'aiguiser et d'expérimenter sa capacité à combattre dans des situations réelles, mais aussi comprendre et s'efforcer de maîtriser les différentes émotions que l'on rencontre lors de réels dangers tel que la peur, la colère, le stress ou encore le doute...

Fort de 19 ans d'expérience en matiére d'art martiaux , Jonathan Barbarby enseigne désormais depuis 5 ans .
Il a ouvert une salle de Kung fu traditionnelle à Saint-Estève (proche de Perpignan dans le 66) il y a maintenant 3 ans ou sont enseignés les arts martiaux tels que le FA SAN PAK MEI KUNG FU , TAI CHI CHUAN et la Danse du lion .

# Posté le mardi 15 septembre 2009 04:10

tai ji quan

tai ji quan





Le Tai Ji Quan, littéralement Boxe du Fait Suprême, est un art martial créé sur la base de la théorie du YIN et du YANG. Il se pratique sous la forme d'un enchainement long et ininterrompu à vitesse lente.

Il est pratiqué en chine depuis plus de 300 ans pour ses vertues liées au bien être, à la relaxation, ainsi qu'à la santé.

Considéré comme une méditation en mouvement visant à débloquer les tensions, sa pratique permet de se relaxer, conserver sa tonicité, sa souplesse, son équilibre, sa coordination mais aussi sa vivacité d'esprit.

Devenu un véritable phénomène de mode en occident, le Tai Ji est très apprécié par les habitants des grandes villes qui y trouvent un moyen de se détendre et de se soustraire au stress de la vie quotidienne.

Demeurant tout de même un art martial, les applications de la forme permettent d'acquérir une base simple mais certaine en ce qui concerne la défense personnelle.



vertues de la pratique


Les vertues de la pratique sont diverses et nombreuses et le Tai Ji peut être pratiqué par tous. Les plus âgées y trouveront un moyen de rester en forme, de CONSERVER, ou d'AMELIORER leur équilibre, leur souplesse ainsi que leur mémoire.

Pour les autres le but de la pratique est d'arriver à MAITRISER son corps, tant du point de vue de l'équilibre, de la souplesse que du relâchement. Par le travail du souffle, de la respiration profonde, l'on peut débloquer les tensions et évacuer les angoisses. Si l'on arrive à coupler toutes ses qualités ensemble, on peut réussir à calmer son esprit et rentrer dans un état méditatif durant la pratique. Calme que l'on tentera de préserver pour le restant de la journée.



la pratique


Au commencement, l'apprentissage s'axe autour de quatre points :

les déplacements (SHANG BU avancé, TUI BU reculé, CE BU latérale, GU BU centre)
l'équilibre,
l'enracinement
le relâchement selon les dix règles du TAI JI.
Au niveau de la forme il y a trois phases de travail :

Apprendre la forme (intégrer les mouvements)
Unifier la forme (corriger les détails, la fluidité, la hanche...)
Séparer la forme (travailler chaque mouvement en explosion indépendamment des autres)
Ce qui emmène au travail de tuishou (pousser des mains) puis au sanshou (séparer les mains), qui est le travail de défense proprement dit.


Clé du taichiNombre de personnes délaissent le côté martial du Tai Ji Quan. S'il est vrai que sa philosophie est plus qu'intéressante, il n'en reste pas moins un art martial très élaboré, possédant un grand travail de Qinna (clé), une recherche constante de déséquilibre de l'adversaire et d'utilisation de sa force. En Tai Ji on n'oppose pas la force à la force, "si mon adversaire est Yang, je suis Yin, s'il devient Yin, je serais alors Yang".
A l'aspect apparemment souple et détendu du Tai Ji Quan nombre de personnes voient en sa pratique un style mou; confondant mollesse et souplesse, contraction et tension. Afin de conserver une réelle efficacité lors des applications il faut conserver une tension minimum tout en restant souple dans les mouvements. Le haut du corps doit rester relâché mais le bas du corps doit rester ferme, enraciné, solide. Pour cela il faut s'efforcer de pratiquer très bas pour bien assoir ses fondations et puiser dans le sol la puissance nécessaire. Pour bien pratiquer le Tai Ji il est inévitable d'avoir bien saisi ces nuances.

Une fois les enchainements main nue maitrisés, nous enseignons une forme d'épée, L'EPEE DE BODIDHARMA. Forme d'escrime rare, elle proviendrait du Shaolin ancien. Restés cachés durant des siècles, les maîtres se la sont transmise avec pour mot d'ordre de ne jamais la divulguer aux européens par peur d'être battu par leur propre technique... Mr BARBARY eu la chance d'avoir pu l'apprendre après avoir été intronisé par son Sifu auprès de la détentrice de ce savoir.

Forme intéressante pour la pratique du TAI JI étant donné qu'elle peut aussi bien être pratiquée lentement que rapidement

# Posté le mardi 15 septembre 2009 04:21

Modifié le mardi 15 septembre 2009 04:36

Danse du Lion

Danse du Lion


la légende


La danse de lion fait partie intégrante de l'enseignement des écoles de Kung-fu du sud de la chine.

Tradition originaire de la Chine ancienne, c'est dans la ville de Foshan qu'elle fit son apparition. Elle se repandit ensuite à toute la province de Canton, puis dans le monde grâce à la population de Hong Kong qui l'essaima dans tout les chinatowns de la planète.

Pratiquées en Chine à toutes sortes d'occasions, c'est au moment du nouvel an que ces danses prennent tout leur sens.

La légende dit à ce sujet qu'un lion serait descendu des montagnes pour se nourrir au village. Tous les habitants se sauvèrent sauf les enfants qui se cachèrent dans les habitations. Le lion sur le point de les trouver, les enfants prirent peur et firent un vacarme monstre pour prévenir leurs parents. Pour cela ils se servirent de tout ce qu'ils trouvèrent: tambours, cymbales, pétards...

En entendant le vacarme le lion s'enfui et les enfants furent ainsi sauvés.

En souvenir de la légende, lors de chaque fête traditionnelle, inauguration de magasin, usine ou mariage, on joue du lion et l'on fait exploser des pétards pour chasser les mauvais esprits au rythme du tambour, des cymbales et du gong.


Différentes sortes de lion


Lion à l'ancestral temple de SifuOn dénombre en chine trois types de lion différents : un au nord et deux au sud.

Le lion du nord n'est pas exécuté par les écoles de kung-fu et sa pratique n'a rien de martial. On le retrouve plutôt dans les cirques et opéras chinois. Ils sont rouge et or avec de longs poils et ont une tête plate.
Les lions du sud sont eux articulés et peuvent cligner des yeux, bouger les oreilles ainsi que la bouche. Ils possèdent une longue barbe, de la fourrure épaisse et de tous petits détails tels que la pupille de l'oeil qui bouge sur un axe lorsque l'on tourne la tête activement.
Il faut aussi préciser qu'il y a des lions traditionnels et des lions plus récents. Ils n'ont pas exactement le même faciès. Ces derniers ne sont sortis que pour les grandes occasions et demeurent souvent dans le goon (salle d'entrainement) au coin de l'autel.

Les deux types de lion du sud :

Ceux provenant de Fa San (la montagne du bouddha) qui sont les plus appréciés des chinois et que nous pratiquons nous même.
Ceux de Hok San (la montagne de la grue) qui ont une bouche plus large et qui sont préférés des écoles de kung-fu philippines et indochinoises.
couleurs des lions
Traditionnellement l'on dénombre trois couleurs de lion différentes, avec le temps cela se développa pour arriver à ce que l'on peut voir aujourd'hui à Hong-Kong, des lions fluoresçant qui clignotent de diodes luminescentes... !?

Durant la célébrissime période des "trois royaumes" (222-265), trois royaumes se menaient une bataille sanglante. Ceux-ci étaient: Wei, Wu et Shu. Le royaume de Shu défendait sa place en toute légitimité puisque son empereur, l'empereur Liu Bei était le descendant de la vrai dynastie chinoise, les Han. Il fut aidé par ces deux fidèles amis, Kwan Yu et Zhang Fei.

Etant très admiré et aux vues de leurs passés glorieux, ils furent élevés au rang de dieux.

Les Chinois, trés attachés à leur histoire, ont symboliquement associé aux couleurs des lions les héros du passé :

Le lion jaune est ainsi devenu Liu Bei, l'empereur,
Le lion rouge, Kwan Yu, le général,
Le lion noir, Zhang Fei, le général en second.
la pratique

Lion au poteau de 5 mètresLa danse de lion est trés codifiée selon les écoles et styles de kung-fu. Il ne s'agit donc pas de gesticuler dans tous les sens mais plutôt d'effectuer une chorégraphie calée sur le rythme de la musique.

Dans la pratique les déplacements du lion s'exécutent en suivant des positions de Kung-fu. C'est pour cela qu'en Chine l'on considère qu'un bon "joueur" de lion doit avoir un bon niveau de Kung-fu. Pratiqué traditionnellement, le lion doit traverser divers obstacles, bancs, tables, tabourets, avant de manger la salade (San choy) dans laquelle on a préalablement déposé une enveloppe rouge contenant de l'argent avant d'être chassé par les pétards.
Le lion est accompagné du bouddha au gros ventre qui tente de le dresser, le bouddha "MI LE FO". Il est dans le bouddhisme traditionnel le bouddha du futur. Il s'est transformé ensuite dans la religion populaire chinoise en bouddha de l'argent et du bonheur. Il exécute lui aussi une chorégraphie spécifique sur le son des instruments à la manière d'un clown.

Au fil du temps la danse de lion à su évoluer et est devenue de nos jours en Chine un véritable sport national avec des compétions et des règles trés strictes. Les lions doivent exécuter un parcours sur des poteaux en acier dont le diamètre est de 38 cm et dont le poteau le plus élevé atteint les 2,55 m. Au centre de la structure il faut arriver à effectuer un saut de 2,10 m de longueur à une hauteur de 2,10 m.
Seuls des athlètes entrainés sont capables de réaliser de telles prouesses.

différence entre "lion" et "dragon"

DragonNombre de personnes en France emploient le mot dragon pour désigner les lions. C'est une erreur car le nom chinois du dragon est le mot "LONG", or le nom chinois du lion est "MO SI" : littéralement "danse du lion". Ce n'est bien évidement pas du lion africain dont il s'agit ici, mais plutôt d'un animal mystique.
Les deux pratiques sont bien différentes, en effet le lion est pratiqué par deux personnes. La première active la tête et la seconde la queue. Le dragon est lui, activé par un minimum de huit personnes et peut mesurer plus d'une dizaine de mètres de long selon les cas. Il est activé à l'aide de perches et se meut de façon sinusoïdale toujours au son de la musique.
Nous ne pouvions pas avoir expliqué de façon précise les rituels animaliers traditionnels sans parler de la danse de la licorne.
Cette danse et trés rare et trés peu connue car elle est d'origine Hakka. Les Hakkas sont une ethnie du sud de la chine qui vivait traditionnellement sur des bateaux. Ils ont développé des arts de combat et des caractéristiques qui leurs sont propres. Ces systèmes sont à notre avis des plus efficaces. Leurs styles de prédilection sont le pak mei, le long ying, le wing chun ainsi que le jook lam tong long (la mante religieuse de la forêt de bambou).Tout ces styles mettent un point d'honneur à protéger la ligne centrale.

La danse de la licorne est donc plutôt pratiquée par ces styles. La licorne à un faciès différent des lions et est plus rustique n'ayant pas évolué au fil du temps

# Posté le mardi 15 septembre 2009 04:42

Modifié le mardi 15 septembre 2009 16:30

HORAIRES DE L'ECOLE DE ST ESTEVE /PERPIGNAN

HORAIRES DE L'ECOLE DE ST ESTEVE /PERPIGNAN



LUNDI


-KUNG-FU :18h30-19h30 (Formes)
-KUNG-FU :19h30-21h00

MARDI
-KUNG-FU :18h30-19h30 (Formes)
-KUNG-FU : 19h30-21h00

MERCREDI
-KUNG-FU : 17h30-18h30 (Enfants)
-DANSE DU LION : 18h30-19h30 (Adultes - Enfants)

VENDREDI
-KUNG-FU : 18h30-19h30 (Armes)
-KUNG-FU : 19h30-21h00

SAMEDI

-TAI JI CHUAN : 10h30-12h00 (Adultes - Enfants)
-KUNG-FU : 14h00-15h30 (Enfants)

# Posté le mardi 15 septembre 2009 06:22

Modifié le mardi 15 septembre 2009 16:28

Kung Fu pour les enfants

Kung Fu pour les enfants


Le Kung Fu traditionnel style FA SAN PAK MEI KUNE s'ouvre à tous et toutes y compris les enfants .
Les entrainements se déroulent le mercredi aprés midi de 17h30 à 18h30pour le Kung FU et de 18h30 à 19h30 pour la Danse du lion ainsi que le samedi aprés midi de 14h à 15h30 .
A partir de 5 ans , les enfants débordant d'énergie peuvent venir se dépenser sainement et s'épanouir autour de l'enseignement du Kung Fu traditionnel .

# Posté le vendredi 25 septembre 2009 12:17

Lao Siu Leung Pak Mei Kune

Lao Siu Leung Pak Mei Kune
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# Posté le mardi 03 novembre 2009 01:38